Moyenne salaire France 2026 : chiffres, écarts et explications

Points clés à retenir

  • Le salaire moyen en France dans le secteur privé atteint environ 2 735 € nets par mois en équivalent temps plein (EQTP) selon les dernières données INSEE 2023, tandis que la fonction publique affiche une moyenne d’environ 2 530 € nets.
  • L’écart entre le salaire moyen et le salaire médian en France (≈ 2 183 € nets EQTP) révèle d’importantes inégalités : la moyenne est tirée vers le haut par les très hauts revenus, rendant la médiane plus représentative du niveau de vie typique.
  • Le SMIC 2026 s’établit à 1 823,03 € brut soit 1 443,11 € net par mois, servant de repère pour les bas salaires après une hausse de 1,18 %.
  • Les disparités sont considérables selon les régions (l’Île de France dépasse la moyenne nationale de 25 à 30 %), les catégories (cadres vs employés) et le genre (écart de 14 à 17 % en défaveur des femmes).
  • Cet article détaille les définitions essentielles (moyen/médian, brut/net, EQTP), l’évolution des rémunérations, les écarts géographiques et de genre, ainsi que des conseils pour interpréter ces chiffres.

Créer un CV professionnel

Combien les salariés gagnent‑ils en moyenne en France ?

Quand on parle de « moyenne salaire France », on se réfère aux statistiques produites par l’INSEE sur les revenus des salariés, exprimées en équivalent temps plein pour permettre des comparaisons standardisées. Ces données couvrent principalement le secteur privé et la fonction publique, avec des méthodologies distinctes mais complémentaires.

Pour l’année 2023, le salaire net moyen dans le secteur privé s’établit autour de 2 730 à 2 735 € nets par mois en EQTP. Converti en montant brut annuel, cela représente environ 43 000 €. Cette moyenne masque toutefois des écarts significatifs selon la catégorie socioprofessionnelle :

  • Cadres : salaire net moyen EQTP entre 4 500 et 4 600 €
  • Professions intermédiaires : salaire net moyen EQTP entre 2 600 et 2 700 €
  • Employés : salaire net moyen EQTP entre 1 950 et 2 000 €
  • Ouvriers : salaire net moyen EQTP entre 2 000 et 2 050 €

Du côté de la fonction publique, le salaire net moyen en EQTP pour 2022-2023 avoisine 2 530 € tous statuts confondus. Les fonctionnaires titulaires perçoivent en moyenne environ 2 600 €, tandis que les autres agents (contractuels, vacataires) se situent plutôt entre 2 300 et 2 350 €.

Une distinction fondamentale s’impose : le salaire moyen correspond à la moyenne arithmétique de tous les salaires, tandis que le salaire médian (2 183 € nets EQTP en 2023 dans le privé) représente le montant qui sépare la population salariée en deux moitiés égales. La moyenne étant tirée vers le haut par une minorité de très hauts revenus, elle dépasse systématiquement la médiane d’environ 500 à 550 €.

L'image montre des travailleurs de bureau modernes en France, rassemblés autour d'une table pour discuter de sujets liés à leur emploi. On peut observer une ambiance collaborative, reflétant les enjeux du marché du travail et des salaires dans le secteur privé.

Salaires mensuels nets moyens en EQTP dans le secteur privé (2023)

Les données INSEE permettent de dresser un tableau précis de la distribution des salaires selon les grandes catégories socioprofessionnelles :

  • Cadres et professions intellectuelles supérieures : environ 4 570 € nets par mois en équivalent temps plein (EQTP) en 2023
  • Professions intermédiaires : environ 2 680 € nets par mois en EQTP en 2023
  • Employés : environ 1 960 € nets par mois en EQTP en 2023
  • Ouvriers : environ 2 030 € nets par mois en EQTP en 2023
  • Ensemble : environ 2 735 € nets par mois en EQTP en 2023

Ces écarts de rémunération reflètent plusieurs facteurs structurels : le niveau de diplôme exigé pour accéder aux postes, les responsabilités managériales, et les secteurs d’activité où s’exercent ces métiers. Les cadres bénéficient d’une prime liée à leur expertise et à leur position hiérarchique, tandis que les employés et ouvriers occupent des postes généralement moins qualifiés.

Ces montants sont exprimés en net avant impôt sur le revenu et concernent exclusivement les personnes travaillant à temps plein (ou recalculées en équivalent temps plein). Ils ne doivent pas être confondus avec les salaires effectivement perçus par les personnes à temps partiel.

Salaires mensuels nets moyens en EQTP dans la fonction publique (2022)

La fonction publique présente une structure salariale différente, avec des grilles indiciaires encadrant les rémunérations :

  • Fonction publique d’État : salaire net moyen EQTP d’environ 2 600 € en 2022
  • Fonction publique hospitalière : salaire net moyen EQTP d’environ 2 450 € en 2022
  • Fonction publique territoriale : salaire net moyen EQTP d’environ 2 250 € en 2022
  • Ensemble fonction publique : salaire net moyen EQTP d’environ 2 530 € en 2022

La relative homogénéité des salaires publics par rapport au privé s’explique par les grilles statutaires. Cependant, la progression salariale y est beaucoup plus lente depuis 2009, avec de longues périodes de gel du point d’indice qui ont pesé sur le pouvoir d’achat des agents.

Le poids des primes varie considérablement selon les versants et les métiers. La fonction publique d’État offre généralement des primes plus importantes, tandis que certains métiers comme les enseignants, les soignants ou les policiers ont connu des revalorisations spécifiques ces dernières années (Ségur de la santé, revalorisation enseignante).

Ces chiffres sont exprimés en net EQTP et ne reflètent pas nécessairement les heures supplémentaires non rémunérées ou les astreintes non comptabilisées dans la paye mensuelle.

Comment la moyenne des salaires a‑t‑elle évolué ces dernières décennies ?

Pour comprendre véritablement la moyenne des salaires en France, il faut l’inscrire dans une perspective temporelle. L’analyse en euros constants (corrigés de l’inflation) permet de mesurer l’évolution réelle du pouvoir d’achat des salariés.

De 1996 à 2023, le salaire net moyen dans le privé a progressé d’environ 13 % en euros constants. Fait notable : cette hausse a été plus prononcée pour les bas salaires (ouvriers) que pour les cadres, grâce notamment aux revalorisations successives du SMIC.

Depuis la crise de 2008-2009, la dynamique s’est nettement ralentie :

  • Dans le secteur privé : progression modeste de 4 à 5 % en euros constants sur 15 ans
  • Dans la fonction publique : stagnation quasi complète, ce qui pèse lourdement sur le niveau de vie des agents

Les revalorisations régulières du SMIC, particulièrement en 2022-2023, ont soutenu les salaires proches du minimum légal. Ces hausses ont légèrement resserré l’échelle des salaires, réduisant l’écart entre les plus bas revenus et la moyenne.

La moyenne nominale continue de monter année après année, mais le ressenti des salariés dépend fortement de l’inflation et du secteur d’emploi. En 2024, le salaire moyen net a augmenté de 8,80 % en euros courants, mais seulement de 0,8 % en euros constants après ajustement d’une inflation à 2 %.

Tableau : évolution du salaire net moyen en EQTP dans le secteur privé

  • En 1996, le salaire net moyen EQTP était d'environ 2 420 € (indice base 100).
  • En 2008, il a augmenté à environ 2 580 € (indice 107).
  • En 2013, il s'est établi à environ 2 610 € (indice 108).
  • En 2018, il a atteint environ 2 650 € (indice 110).
  • En 2023, le salaire net moyen EQTP est d'environ 2 735 € (indice 113).

Les périodes de stagnation post-2008 et durant la crise COVID sont clairement visibles. Les phases de rattrapage correspondent aux fortes revalorisations du SMIC et aux tensions sur le marché du travail qui ont poussé certains employeurs à augmenter les salaires pour attirer des candidats.

Malgré ces hausses, la perception d’appauvrissement chez de nombreux salariés s’explique par l’augmentation des dépenses contraintes : logement, énergie, alimentation. Ces postes absorbent une part croissante du revenu disponible, réduisant les marges de manœuvre pour l’achat de biens et services non essentiels.

Créer un CV professionnel

Tableau : évolution du salaire net moyen en EQTP dans la fonction publique

  • En 2009, le salaire net moyen EQTP en euros constants était d'environ 2 510 € (indice base 100).
  • En 2013, il a légèrement diminué à environ 2 490 € (indice 99).
  • En 2017, il est resté stable autour de 2 480 € (indice 99).
  • En 2022, il a connu une légère hausse pour atteindre environ 2 530 € (indice 101).

L’indice progresse très faiblement, illustrant le gel ou la faible revalorisation du point d’indice sur de longues périodes. Cette stagnation a des conséquences directes sur l’attractivité des métiers publics.

Les secteurs de l’enseignement (découvrez notre exemple de CV Enseignant) et de la santé peinent à recruter, avec des tensions de recrutement qui s’aggravent. La baisse relative des salaires publics par rapport au privé décourage les vocations et complique le renouvellement des effectifs.

Cette faible dynamique salariale dans la fonction publique tire vers le bas la moyenne salaire globale de la France lorsqu’on agrège les données du privé et du public.

Quelle est la différence entre salaire moyen, salaire médian et dispersion des salaires ?

Comprendre la distribution des salaires nécessite de maîtriser trois notions fondamentales :

  • La moyenne : somme de tous les salaires divisée par le nombre de salariés. Elle est sensible aux valeurs extrêmes.
  • La médiane : le salaire qui partage la population en deux moitiés égales. 50 % des salariés gagnent moins, 50 % gagnent plus.
  • La dispersion : mesurée par les déciles, elle indique l’écart entre les plus bas et les plus hauts salaires.

Pour 2023 dans le secteur privé, les valeurs clés sont :

  • Premier décile (D1) : environ 1 440 à 1 500 € nets en équivalent temps plein (EQTP)
  • Médiane (D5) : environ 2 183 € nets EQTP
  • Moyenne : environ 2 735 € nets EQTP
  • Neuvième décile (D9) : environ 4 160 à 4 300 € nets EQTP

Le salaire moyen en France dépasse la médiane d’environ 550 € parce qu’une minorité de très hauts salaires tire la moyenne vers le haut. Si l’on prend 100 salariés et qu’un seul gagne 50 000 € mensuels, la moyenne augmente significativement alors que la médiane reste stable.

Pour se situer correctement dans la distribution, il faut examiner les déciles plutôt que la seule moyenne nationale. Un salarié percevant 2 400 € nets se trouve au-dessus de la médiane mais en dessous de la moyenne : il gagne mieux que plus de la moitié des salariés.

L’usage conjoint de la moyenne et de la médiane donne une image plus complète des inégalités salariales. Un écart important entre ces deux indicateurs signale une forte concentration des revenus dans le haut de la distribution.

Tableau : dispersion des salaires mensuels nets en EQTP en 2022‑2023

  • Décile D1 (10 % les plus bas) : environ 1 492 € dans le secteur privé contre 1 580 € dans la fonction publique
  • Décile D5 (médiane) : environ 2 183 € dans le secteur privé contre 2 380 € dans la fonction publique
  • Décile D9 (10 % les plus hauts) : environ 4 334 € dans le secteur privé contre 3 850 € dans la fonction publique
  • Rapport D9/D1 : environ 2,9 dans le secteur privé contre 2,4 dans la fonction publique

La fonction publique présente une distribution plus resserrée : la médiane est plus proche de la moyenne, et l’écart entre les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés est plus faible (rapport de 2,4 contre 2,9 dans le privé).

Concrètement, 10 % des salariés du privé gagnent moins de 1 492 € nets en EQTP, tandis que 10 % perçoivent plus de 4 334 €. Ces chiffres illustrent l’ampleur des différences de rémunération au sein de la population salariée française.

L'image montre un groupe diversifié de professionnels français, représentant différents secteurs, se tenant ensemble avec un sourire. Cette scène illustre la variété des métiers en France et met en avant la richesse du marché du travail, ainsi que les salaires et niveaux de vie variés au sein de la population.

Les écarts de salaire entre femmes et hommes en France

La moyenne salaire France masque des inégalités de genre persistantes, malgré une lente réduction depuis les années 1990. Les données INSEE montrent que les hommes perçoivent en moyenne 17,6 % de plus que les femmes, un écart qui reflète des causes multiples.

Les ordres de grandeur récents sont les suivants :

  • Secteur privé (2021-2023) : écart de salaire net moyen EQTP de 14 à 15,5 % en défaveur des femmes
  • Fonction publique : écart de salaire net moyen EQTP de 12 à 13 % en défaveur des femmes
  • Revenu salarial annuel (temps travaillé inclus) : écart de 20 à 24 %

L’écart sur le revenu salarial annuel dépasse 20 % car il intègre le temps de travail effectif. Or, les femmes sont beaucoup plus souvent à temps partiel que les hommes, ce qui réduit mécaniquement leur rémunération globale.

Plusieurs facteurs expliquent ces différences :

  • Ségrégation sectorielle : les femmes sont surreprésentées dans des secteurs moins rémunérateurs (services à la personne, commerce, hôtellerie-restauration)
  • Plafond de verre : accès limité aux postes de direction et aux très hauts salaires
  • Interruptions de carrière : congés maternité et parentaux qui ralentissent la progression
  • Sous-représentation dans les hauts salaires : environ 1 femme sur 10 seulement figure dans les 10 % des salariés les mieux payés

Cette sous-représentation dans le haut de la distribution tire vers le bas la moyenne salariale des femmes de manière significative.

Tableau : écarts de rémunération nette moyenne entre femmes et hommes

  • En 1995, l’écart de salaire dans le secteur privé (EQTP) était d’environ 22 %, tandis que dans la fonction publique, il était d’environ 17 %.
  • En 2005, cet écart a diminué à environ 19 % dans le privé et à environ 15 % dans la fonction publique.
  • En 2015, l’écart s’est réduit à environ 16,5 % dans le privé et à environ 13,5 % dans la fonction publique.
  • Entre 2021 et 2023, l’écart dans le privé se situe entre 14 et 15,5 %, et dans la fonction publique entre 12 et 13 %.

La réduction est lente mais régulière, de l’ordre de 0,3 à 0,5 point de pourcentage par an en moyenne. Un palier semble toutefois se dessiner ces dernières années.

Les politiques d’égalité salariale, la hausse du niveau d’études des femmes et la transparence accrue sur les salaires (index d’égalité professionnelle) contribuent à réduire l’écart. Cependant, à poste, expérience et temps de travail équivalents, un écart résiduel persiste, estimé entre 5 et 9 % selon les études.

Graphique : part des femmes selon le niveau de salaire

79a0d0ba-2fb8-4ca0-86e4-9958d4ad0eaa.jpeg

À l’inverse, les métiers les mieux payés (finance, direction générale, tech) restent majoritairement masculins. Dans les entreprises du CAC 40, les femmes occupent moins de 25 % des postes de direction.

Ces différences structurelles dans la répartition des emplois expliquent une bonne partie de l’écart de salaire moyen observé, au-delà des cas de discrimination directe à poste égal.

Moyenne des salaires selon les régions et départements français

Le lieu de travail influence fortement le niveau de rémunération. La concentration des emplois qualifiés et le coût de la vie varient considérablement d’une région à l’autre, créant des écarts significatifs dans la moyenne salaire France.

Les chiffres récents de salaire net moyen régional (ordre de grandeur 2022) révèlent ces disparités :

  • Île-de-France : environ 3 300 € de salaire net moyen en équivalent temps plein (EQTP)
  • Auvergne-Rhône-Alpes : entre 2 550 et 2 560 € de salaire net moyen EQTP
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : environ 2 530 € de salaire net moyen EQTP
  • Moyenne nationale : environ 2 650 € de salaire net moyen EQTP
  • Régions rurales et départements d’outre-mer (DOM) : entre 2 050 et 2 200 € de salaire net moyen EQTP

Les raisons de ces écarts sont multiples :

  • Densité de cadres et de postes qualifiés
  • Présence de secteurs à haute valeur ajoutée (finance, tech, industrie de pointe)
  • Prime de cherté de vie dans les zones tendues
  • Structure locale des emplois disponibles

Un même métier peut être payé 15 à 25 % plus cher en Île-de-France que dans une région moins tendue. Cette réalité doit être prise en compte pour interpréter correctement la moyenne nationale.

L'image représente une carte de France illustrant les noms des différentes régions. Chaque région est clairement délimitée, permettant de visualiser la répartition géographique des niveaux de vie et des salaires en France.

Moyenne des salaires par région (vue synthétique)

  • Île-de-France : environ 3 300 € de salaire net moyen EQTP, soit un écart de +25 à +30 % par rapport à la moyenne nationale
  • Auvergne-Rhône-Alpes : environ 2 560 € de salaire net moyen EQTP, proche de la moyenne nationale (+/- 0 %)
  • Occitanie : environ 2 420 € de salaire net moyen EQTP, soit un écart de -8 %
  • Nouvelle-Aquitaine : environ 2 400 € de salaire net moyen EQTP, soit un écart de -9 %
  • Hauts-de-France : environ 2 380 € de salaire net moyen EQTP, soit un écart de -10 %
  • Bretagne : environ 2 350 € de salaire net moyen EQTP, soit un écart de -11 %
  • Corse : environ 2 280 € de salaire net moyen EQTP, soit un écart de -14 %
  • Départements d’Outre-Mer (DOM, moyenne) : environ 2 150 € de salaire net moyen EQTP, soit un écart de -18 %

L’Île-de-France concentre les sièges sociaux des grands groupes, les services financiers et les entreprises tech, ce qui tire les salaires vers le haut. Les métropoles régionales comme Lyon, Toulouse ou Marseille affichent également des moyennes supérieures à leur environnement immédiat.

Attention toutefois : ces moyennes régionales ne doivent pas être confondues avec le coût de la vie local. Un salaire de 3 300 € à Paris offre souvent un pouvoir d’achat équivalent, voire inférieur, à 2 400 € dans une ville moyenne où le logement est trois fois moins cher.

Créer un CV professionnel

Moyenne des salaires par département (écarts extrêmes)

Les écarts sont encore plus marqués à l’échelle départementale :

Top 5 des départements les mieux rémunérés :

  • Paris (75) : environ 4 300 € de salaire net moyen
  • Hauts-de-Seine (92) : environ 4 100 € de salaire net moyen
  • Yvelines (78) : environ 3 650 € de salaire net moyen
  • Val-de-Marne (94) : environ 3 200 € de salaire net moyen
  • Essonne (91) : environ 3 100 € de salaire net moyen

Ces départements concentrent les sièges sociaux, les grandes entreprises internationales et les fonctions très qualifiées (finance, conseil, tech).

Top 5 des départements les moins rémunérés :

  • Creuse (23) : environ 2 060 € de salaire net moyen
  • Lozère (48) : environ 2 080 € de salaire net moyen
  • Cantal (15) : environ 2 100 € de salaire net moyen
  • Ardèche (07) : environ 2 120 € de salaire net moyen
  • Haute-Loire (43) : environ 2 140 € de salaire net moyen

Ces territoires ruraux comptent peu de grandes entreprises et une structure d’emploi orientée vers des secteurs moins rémunérateurs (agriculture, services de proximité, petit commerce).

Ces moyennes départementales ne reflètent pas la situation de tous les métiers : un informaticien en Lozère peut gagner autant que son homologue parisien, tandis qu’un serveur à Paris reste faiblement rémunéré malgré la moyenne élevée du département.

Comment interpréter la « moyenne salaire France » pour se situer ?

Comparer son salaire à la moyenne nationale nécessite de prendre en compte plusieurs paramètres : secteur d’activité, région, expérience professionnelle et temps de travail. Une comparaison brute peut être trompeuse.

Voici les distinctions essentielles à garder en tête :

  • Salaire brut : Avant cotisations sociales
  • Salaire net : Après cotisations, avant impôt sur le revenu
  • Net après impôt : Ce qui arrive sur votre compte
  • EQTP : Recalculé pour un temps plein
  • Salaire réel : Ce que vous touchez vraiment chaque mois

Être en dessous de la moyenne nationale n’est pas forcément anormal. Dans une région moins rémunératrice ou un secteur où la structure des emplois est différente, un salaire inférieur peut correspondre à une situation tout à fait normale pour le marché local.

Pour une comparaison plus fine, privilégiez :

  • Les chiffres de médiane et de déciles par métier
  • Les données sectorielles (industrie, services, construction)
  • Les études régionales spécifiques
  • Les grilles conventionnelles de votre branche

En cas de négociation salariale, appuyez-vous sur des études sectorielles récentes (baromètres de salaires, grilles conventionnelles, données INSEE par branche) plutôt que sur la seule moyenne nationale qui peut être très éloignée de votre réalité professionnelle.

Brut vs net, EQTP : bien lire les chiffres

La différence entre salaire brut et salaire net provient des cotisations sociales prélevées à la source. Ces cotisations représentent environ 22 à 25 % du brut pour un salarié du privé.

Exemple concret :

  • Salaire net moyen : 2 735 €
  • Correspond à environ 3 500 – 3 600 € brut mensuel
  • Soit environ 42 000 – 43 000 € brut annuel

L’équivalent temps plein (EQTP) est une convention statistique permettant de comparer les salaires indépendamment du temps de travail. Un salarié à 80 % percevant 2 000 € sera comptabilisé comme gagnant 2 500 € en EQTP (2 000 / 0,8).

La plupart des statistiques INSEE citées dans cet article sont en net avant impôt et en EQTP. Ce montant diffère du salaire « qui tombe sur le compte » après prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, qui peut représenter 5 à 20 % de moins selon votre taux marginal.

Indice du coût du travail et comparaisons internationales

L’indice de coût du travail mesure le coût global pour l’employeur (salaires + charges patronales), distinct du salaire net perçu par le salarié. En France, ce coût est parmi les plus élevés d’Europe.

Quelques repères européens (salaire horaire brut moyen, 2018) :

  • Danemark : ≈ 27 € de salaire horaire brut
  • France : ≈ 18 € de salaire horaire brut
  • Moyenne UE : ≈ 15,4 € de salaire horaire brut
  • Espagne : ≈ 12 € de salaire horaire brut
  • Portugal : ≈ 8 € de salaire horaire brut

En standard de pouvoir d’achat (SPA), les écarts entre pays se réduisent car on corrige les différences de prix locaux. Un salaire de 2 500 € en France offre un pouvoir d’achat équivalent à environ 2 800 € en Allemagne compte tenu du coût de la vie.

La moyenne salaire France doit être lue dans ce contexte européen : les salaires sont relativement élevés en valeur absolue, mais le coût du travail l’est également, ce qui influence les décisions des entreprises et la compétitivité.

L'image montre des pièces et des billets en euros étalés sur une table, représentant la monnaie utilisée en France. Ces éléments évoquent le niveau de vie et les salaires, notamment le salaire moyen en France, influençant le pouvoir d'achat des salariés du secteur privé.

Sources et méthodologie des chiffres de salaire moyen

Comprendre d’où viennent les chiffres est essentiel pour les interpréter correctement. Plusieurs sources coexistent, avec des méthodologies et des périmètres différents.

Sources principales :

  • INSEE : données officielles, quasi exhaustives, mais publiées avec 1 à 2 ans de décalage
  • DARES : ministère du Travail, enquêtes complémentaires
  • Déclarations sociales (DADS, DSN) : base de calcul pour les statistiques officielles
  • Baromètres privés (Hellowork, Robert Half, Michael Page) : salaires proposés dans les offres d’emploi

Les données officielles INSEE portent généralement sur N-1 ou N-2, d’où le décalage entre l’année de référence (2023) et l’année de publication (2025). C’est le prix de l’exhaustivité et de la fiabilité.

Les baromètres privés se basent sur les salaires annoncés dans les offres d’emploi, qui peuvent différer des salaires réellement versés. Ils surreprésentent les métiers en tension et sous-représentent certains secteurs (agriculture, très petites entreprises, emplois peu qualifiés).

Recommandation méthodologique : Avant de comparer deux chiffres de moyenne salaire France, vérifiez toujours :

  • L’année de référence
  • Le périmètre (privé/public, temps complet/partiel, région)
  • La définition (net, brut, EQTP, par tête, par poste)

Principales sources INSEE et administratives

L’INSEE produit ses statistiques salariales à partir de plusieurs bases :

  • Base Tous Salariés : secteur privé, quasi exhaustive via DSN
  • DADS : historique privé et public, remplacée progressivement par DSN
  • DSN (Déclaration Sociale Nominative) : source unique depuis 2020-2022
  • Siasp : fonction publique, fichiers de paye des trois versants

Les enquêtes complémentaires Ecmoss (INSEE) et Acemo (DARES) permettent de suivre l’évolution du salaire mensuel de base et du salaire moyen par tête avec plus de réactivité.

Ces différentes sources permettent de produire des indicateurs détaillés par sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et territoire, utilisés tout au long de cet article.

Rôle des baromètres privés et limites

Les cabinets de recrutement et plateformes d’emploi publient chaque année des grilles de salaires par métier et secteur. Ces données sont utiles pour se situer sur le marché à un instant T, mais comportent des biais significatifs.

Avantages :

  • Données très récentes (année en cours)
  • Détail par métier et niveau d’expérience
  • Utiles pour la négociation salariale

Limites :

  • Surreprésentation des métiers en tension
  • Salaires parfois négociés différemment de l’annonce
  • Absence de certains secteurs (public, agriculture, TPE)
  • Échantillons non représentatifs de l’ensemble des salariés

Ces baromètres sont à utiliser en complément des chiffres INSEE, et non comme unique référence pour comprendre la moyenne salaire France réelle. Ils reflètent davantage le marché de l’emploi du moment que la situation de l’ensemble des salariés en poste.

Prochaines étapes ?

Prêt pour décrocher votre nouvel emploi ? Retrouvez sur notre blog tous nos conseils, guides d'experts et exemples professionnels pour rédiger un CV percutant et booster votre carrière ! N'oubliez pas d'accompagner votre candidature d'une lettre de motivation, et découvrez comment envoyer votre CV par e-mail aux recruteurs. Si l'on vous propose un entretien par vidéo, pas de panique, consultez notre guide pour un entretien d'embauche vidéo.

FAQ

Comment savoir si mon salaire est dans la moyenne en France ?

Pour vous situer correctement, comparez votre salaire net mensuel à temps plein avec la médiane et les déciles de votre secteur, région et niveau de poste. La moyenne nationale (2 735 € nets EQTP) est moins représentative que la médiane (2 183 €). Si vous gagnez 2 300 € nets à temps plein, vous êtes au-dessus de la médiane française mais en dessous de la moyenne. Pour une comparaison plus précise, recherchez les données de votre branche professionnelle ou consultez les grilles conventionnelles applicables. L’INSEE publie également des déciles par catégorie socioprofessionnelle qui permettent de se positionner finement.

Les indépendants sont-ils inclus dans la moyenne des salaires en France ?

Non, la plupart des chiffres de salaire moyen concernent exclusivement les salariés (secteur privé et fonction publique). Les revenus des indépendants (artisans, commerçants, professions libérales, auto-entrepreneurs) sont mesurés séparément et désignés comme « revenu professionnel » ou « revenu d’activité ». Ces revenus sont généralement plus dispersés et variables, avec des écarts considérables entre un médecin libéral et un auto-entrepreneur. Pour les indépendants, les données de l’URSSAF ou de l’INSEE sur les non-salariés constituent la référence appropriée.

La moyenne des salaires tient-elle compte du temps partiel ?

Les chiffres en EQTP (équivalent temps plein) convertissent tous les salaires comme si les personnes travaillaient à temps complet. Un salarié à mi-temps touchant 1 200 € sera compté comme gagnant 2 400 € en EQTP. Cette convention permet des comparaisons standardisées mais ne reflète pas le revenu réellement perçu. Pour les personnes à temps partiel, le revenu salarial (somme des salaires effectivement versés sur l’année) est l’indicateur le plus pertinent. Environ 18 % des salariés travaillent à temps partiel, majoritairement des femmes (80 % des temps partiels), ce qui impacte significativement leur revenu annuel.

Le salaire moyen est-il calculé net ou brut ?

Les données INSEE utilisées dans cet article sont exprimées en net avant impôt sur le revenu. Cela signifie que les cotisations sociales salariales ont été déduites, mais pas le prélèvement à la source. Certains baromètres privés communiquent en brut annuel, d’où des confusions fréquentes. Pour convertir, retenez qu’un salaire brut perd environ 22 à 25 % en passant au net. Un brut de 45 000 € annuels correspond ainsi à environ 34 500 – 35 000 € nets, soit environ 2 875 – 2 920 € nets mensuels.

Peut-on utiliser la moyenne de salaire en France pour négocier une augmentation ?

La moyenne nationale constitue un point de repère global, mais elle est trop générale pour une négociation efficace. Privilégiez les références par métier, secteur et région, disponibles dans les études de rémunération des cabinets de recrutement ou les enquêtes de branche. L’expérience, les compétences rares et les certifications spécifiques sont des arguments plus percutants. Si vous êtes cadre dans la finance en Île-de-France, la moyenne nationale de 2 735 € ne vous concerne pas : visez les données spécifiques à votre fonction. Préparez votre négociation avec 2 ou 3 sources convergentes pour appuyer votre demande.

Créer un CV professionnel

Pourquoi utiliser CVMaker ?

  • Augmentez vos chances de trouver un emploi
  • Créez votre CV à l'aide de l'un de nos modèles de CV conçus par des professionnels
  • Personnalisez votre CV pour qu'il reflète vos compétences et expériences uniques
  • Sortez du lot avec un CV professionnel et visuellement attrayant

Articles connexes

Plus de 110 000 candidats nous font déjà confiance

Créez en 15 minutes un CV professionnel et convaincant grâce à notre outil qui vous guide à chaque étape. Simple, rapide et efficace, notre créateur de CV vous aide à valoriser vos compétences.

Créer un CV

Et boostez de 65% vos chances de décrocher l’emploi de vos rêves !